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27 façons d’écrire plus (d’articles, de livres, de scénarios…)

Je suis calée sur le rebord de ma petite fenêtre, sous les toits. Je regarde la ville (j’ai cette chance là) pendant que je suis au téléphone avec une amie.

Et pour la énième fois je sors ma rengaine : « Tu sais, c’est très long d’écrire un scénario. C’est très long d’écrire tout court ».

Elle me dit avec bienveillance (perfect friend 💕) quelque chose du genre : « Il me semble que tu m’en a déjà parlé, de cette histoire de temps… ».

Puis les mois passent. 2020 passe. Et couche après couche, après couche, j’apprends que le temps est relatif et que finalement écrire, ce n’est pas si long que ça.

En 2020 j’ai écrit (et co-écrit) un brouillon de long-métrage, 3 concepts de séries, 1 pré-bible de série et un pilote de série.

Ça ne s’est pas fait en un jour, mais en 1 an, ce n’est si mal, non ?!


Et voici 27 façons qui m’ont aidé à le faire :

  • Écrire 10 minutes à la fois. L’idée ici c’est de prendre l’habitude d’écrire tous les jours, mais pas seulement. Un scénariste m’a dit avoir écrit tout un scénario en se contentant de séance de 10 à 30 minutes. J’ai trouvé cette idée dans un excellent livre sur l’écriture de scénario : The Coffee Break Screenwriter: Writing Your Script Ten Minutes at a Time.

  • La technique Pomodoro. Celle là tu la connais certainement, il s’agit d’écrire pendant 25 minutes sous l’influence d’un chronomètre. Il m’arrive encore de faire ça quelques fois quand je sens que « la petite voix » a trop à dire aujourd’hui. Pour moi c’est un jeu : en faire le maximum avant que le minuteur ne retentisse.

  • Se lancer un défi 30 jours. C’est une technique chouchou pour moi que j’utilise dans tous les domaines de ma vie. C’est hyper efficace pour prendre une habitude. Très important : commencer petit. Ex : écrire 10 minutes par jour pendant 30 jours.

  • Flowstate. C’est un logiciel d’écriture un peu spécial. Tu choisis une durée et tu dois écrire sans t’arrêter sinon tout s’efface. J’adore ce truc ! Il en ressort souvent des choses magiques. Il existe un site internet en ligne qui utilise le même principe : The most dangerous writing app.

  • Petite musique pour se mettre dans l’ambiance ? En voici une, pis une autre.

  • Ou alors juste un fond sonore ? Ça par exemple.

  • Allumer une bougie.

  • Ou un diffuseur d’huiles essentielles.

  • Feindre l’obscurité. Fermer les volets, ne pas allumer la lumière. Apparement l’obscurité permet à notre cerveau d’être en contact avec notre partie créative.

  • Écrire avant que tout le monde ne se lève. C’est vrai qu’il y a une ambiance particulière au petit matin.

  • Ou bien écrire quand tout le monde dort. Si tu es un oiseau de nuit.

  • Utiliser un bloqueur de sites. En voilà un simple d’utilisation.

  • Éloigner son téléphone loin, le plus loin possible. Et le mettre en silencieux ou en vibreur.

  • Fermer la porte si on a un espace à soi ou des pièces séparées.

  • Avoir un espace rangé. Ça aide clairement à rester focus.

  • Co-écrire. Écrire avec quelqu’un est un excellent moyen de rendre les choses plus légères et plus faciles.

  • Écrire des pages du matin ou tout autre journaling. Les pages du matin sont une technique bien connue de Julia Cameron. L’idée c’est de lancer la machine : tu te vides la tête, tu écris sans pression et puis tu poursuis avec ton projet actuel.

  • Prendre une minute, juste une (plus d’une minute ça rend tout mou!) pour méditer sur notre chaise avant de commencer. Pour se recentrer.

  • Lire quelques affirmations que tu as concocté avant de commencer. Également pour se recentrer et se motiver. Ex : je suis créative et focus sur mes projets.

  • Soigner son sommeil. Rien de mieux que d’avoir bien dormi pour pouvoir se concentrer sans heurts. Please, ne sous-estime pas le pouvoir d’un bon sommeil.

  • Commencer petit. Choisir le chemin de moindre résistance pour ne pas se décourager et commencer par un court-métrage, une nouvelle, un tiny book avant de se lancer dans l’écriture d’une trilogie !

  • Pla.ni.fier. Noter sa séance d’écriture dans son agenda et ne pas en déroger. Si possible tous les jours à la même heure. Comme ça tout le monde est au courant : ton cerveau, ton corps, ton doudou, ton co-auteur, ta meilleure pote et ta petite voix. Ah celle-là !

  • Keep your brain interested. Cette phrase a été dite par Michal Aviram lors d’une formation que j’ai faite avec elle. Elle m’est restée. Il s’agit d’éviter à ton cerveau 🧠 de s’ennuyer en lui proposant toutes sortes de façons de faire : écrire dans ton carnet, taper à l’ordinateur, imaginer qu’une caméra te filme pendant toute ta session, dicter, analyser…

  • Apprivoiser la résistance. C’est important de comprendre qu’elle existe et qu’elle existera toujours. Que tout créateur y est confronté et que c’est ok. Trois livres pour être plus apaisé.e face à la résistance : The war of art de Steven Pressfield, The practice de Seth Godin et Comme par magie, de Elizabeth Gilbert.

  • Participer à des zoom sessions avec d’autres auteurs. J’ai tenté l’expérience, c’est très efficace. L’accroche scénariste en propose justement.

  • Accepter d’écrire de la mer**. Parce que c’est le passage obligé avant d’écrire quelque chose qui vaut le coup d’être lu.

  • Être ok avec ce qu’on a écrit aujourd’hui et se féliciter. Recommencer demain.

Tu peux trouver d’autres ressources sur cette page.

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