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Comment développer son réseau de façon chill ?

Le réseautage pour les intoverties

Es-tu, comme beaucoup de scénariste, un animal introverti qui aime à tapoter sur son clavier à l’abri des lumières et des bruits de la foule ? Loin des interactions humaines ? Est-ce là ta zone de confort ?

Si c’est le cas, le conseil souvent donné aux scénaristes de développer un réseau te laisse sans doute un peu frileuse. Mais pourquoi diable mettre un pied dans le grand bain, je suis bien moi, dans mon petit bassin !

Ou peut-être es-tu simplement une humaine qui se juge quand il s’agit de se présenter à des inconnus ? Peut-être que le terme réseautage sonne pour toi trop corporate, voir un peu requin…

Je profite de mon premier passage au Festival des Scénaristes de Valence pour te parler de ce sujet là.

Il y a des tas de façons de développer son réseau sans y perdre son âme, son énergie, son envie et son temps.

D’abord développer son réseau ça veut dire quoi ?

C’est quelque chose qui se fait sur le long terme, sur le très long terme. Chaque fois que tu écris et que tu parles de ton projet, chaque fois que tu fais une formation avec un intervenant et d’autres participants, chaque fois que tu te déplaces aux évènements d’une association de scénaristes, chaque fois que tu te rends à un festival… et bien tu réseautes. Ce n’est pas plus compliqué que ça.

Le réseau c’est la vie, à côté de ton écriture, c’est tes pairs que tu côtoies, aides, écoutes…

Comment le faire sans passer pour quelqu’un qui a faim ? En te rendant utile, en apportant ta pierre à l’édifice. Quelques exemples :

→ adhérer à une association
→ y prendre des responsabilités
→ y faire des relectures bénévoles
→ blogger pour apporter tes connaissances, ton vécu, ton expérience, tes galères, tes apprentissages
→ apporter ton écoute à une personne qui a besoin de s’exercer à pitcher
→ apporter un petit bout de ton cerveau à quelqu’un qui a besoin de brainstormer
→ et quand on pense à toi pour une occasion particulière, prendre la perche qui t’es tendue et dire oui. Par exemple, pendant ce festival on m’a demandé de représenter l’association de scénaristes dans laquelle je suis et de prendre la parole pendant une table ronde sur le thème « Être scénariste en région ». Parler au micro devant des gens, flippant ? Oui, mais utile, alors go ! (on en reparle un peu plus bas).

Il y a des pas qu’il faut oser faire :

→ oser proposer une collaboration à un scénariste que tu connais encore peu
→ oser parler à un producteur ou à un diffuseur à la fin d’une conférence ou ailleurs

Pour ce faire, tu as le droit de prendre le chemin de moindre résistance :

→ envoyer un mail au lieu de tout dire face à face
→ parler à la personne qui semble la plus accessible pour toi avant de parler « à la big boss »
→ te rappeler qu’un professionnel plus avancé que toi dans sa carrière n’est autre que toi il y a quelques années, n’est autre qu’un être humain. Le réaliser et aller lui parler en lui apportant quelque chose, ne serait-ce qu’un merci.
→ et… faire une formation à la prise de parole en public. Oui, ça aussi c’est possible. 

C’est ce que j’ai fait récemment. J’ai profité des dispositifs de l’état mise en place après le Covid pour financer une formation à la prise de parole. 

Le sujet de la communication a longtemps été un gros sujet dans ma vie. Étant plus jeune, ma non-communication m’a value quelques mésaventures. 

Petit à petit, j’ai appris à mieux communiquer. Cette formation à la prise de parole vient ajouter de la confiance là où il y en avait peu. 

Ce n’est pas instantané mais tu peux construire cette confiance, cette aisance à communiquer.

Comme tu le vois, développer son réseau n’a rien de compliqué. Ce n’est qu’entrer en relation avec un être humain, puis un autre, puis un autre, et puis se développer soi aussi. Avec patience.

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