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Comment gagner de l’argent pendant qu’on travaille sur un projet artistique long ? Partie 2

Hello ! Si tu débarques, ceci est un article long où je raconte comment j’ai fait pour gagner de l’argent sur une période de 3 ans pendant l’écriture de plusieurs scénarios. Pour lire la première partie c’est par ici. Maintenant passons à :

2019

Cette année a été pour moi une année de création de fondations solides, en terme d’argent, d’état d’esprit et de compétences scénaristiques. Fini l’errance de 2018 !

Commençons par un truc que j’ai fait qui peut sembler perché et qui pourtant, a été ultra efficace : investir dans un programme sur l’argent. Le Money Bootcamp de Denise Duffield-Thomas.

Je suis curieuse et j’aime expérimenter. J’ai la conviction que comprendre notre psychologie est une clé très importante pour répondre à beaucoup de nos problèmes. Ce programme m’a donc permis ça : comprendre mon rapport à l’argent, mes émotions associés à ça, mes blocages. Pas de baguette magique, mais un travail sur soi. En tant qu’autrice, se connaitre encore un peu plus est très avantageux.

En mars 2019 mon chômage arrivant bientôt à terme, j’ai décidé de retrouver un travail salarié. Petit aparté, j’ai choisi de ne pas refaire des vidéos car ce travail technique et artistique demande une grosse implication en terme de temps et surtout beaucoup d’espace mental. J’ai donc fait le choix d’aller vers « un petit job » pour garder ce précieux espace mental pour écrire.

J’ai pu le faire sereinement en posant sur papier les critères qui étaient le plus important pour moi :

  • avoir l’espace d’écrire le matin, le moment où je suis le plus productive
  • travailler 24h par semaine
  • que le lieu de travail soit proche de chez moi
  • et dans un secteur proche de l’audiovisuel

J’en ai parlé avec des connaissances qui m’ont donné l’idée du cinéma. Euréka ! Comment se fait-il que je n’y ai pas pensé plus tôt ! Lorsque j’étais étudiante, j’ai travaillé dans un cinéma en tant qu’agent d’accueil. Et bien parfait, allons ! J’ai remanié mon CV et je suis sortie de chez moi postuler dans ce fameux cinéma, tout près de chez moi.

« Hello ! Est-ce que vous auriez des besoins en personnel ? » Bingo ! Une personne qui partait en retraite à ce moment là et me voilà embauchée. Et tu l’auras deviné mon travail commençait à 13h et je travaillais 24h par semaine, à 5 minutes de chez moi. Il s’est écoulé une semaine entre ma décision de reprendre un travail salarié et l’embauche. C’est donc possible.

Maintenant parlons de comment combiner ce travail salarié avec l’écriture. Comment continuer à écrire ? Comment ne pas se sentir « bouffée » par le petit job pas toujours passionnant ?

Je me suis efforcé de trouver tout ce qu’il y avait de positif et je me suis concentré là dessus. Pendant plusieurs mois cette stratégie a très bien fonctionné. Le matin j’écrivais, mon vrai métier, et l’après midi j’allais faire mon petit job. Et oui il y a des jours où c’était facile et non ça n’était pas toujours le cas.

Les horaires ont ensuite variés et pendant l’été j’ai travaillé 35h, voire 37h. Il était donc plus difficile d’écrire en terme d’énergie. Et puis un jour, le négatif a pris le pas sur le positif j’ai donc envisagé de partir. Je suis restée jusqu’en janvier 2020. Tiens, revoilà ce mois de janvier, à croire que je suis sensible à la nouvelle année !

Je résume 2019. Quelles bases j’ai posé cette année là ?

  • une conscience sur la question de l’argent
  • j’ai pris l’habitude d’écrire quotidiennement
  • évidemment j’ai mangé de la théorie sur l’écriture de scénario mais ça, c’est juste la base ! 😉
  • j’ai pris deux habitudes saine : dépenser moins que ce que je gagne et épargner
  • j’ai appris à gérer mon énergie (afin d’être constante dans mes actions)

2020

Ah 2020, le doux son de 2020 ! Ben quoi, on a le droit d’en rire ! Le 1er mars 2020 j’ai commencé à travailler dans l’hôtel de mes parents suite au départ d’un de leurs employés. Essentiellement de l’administratif et un peu d’aide au petit-déj et au ménage.

Oui, ben comme tu t’en doutes, au 17 mars j’étais « au même endroit » que toi, c’est à dire chez moi ! Voilà qui a été pour moi l’occasion d’écrire beaucoup, de monter en compétences en termes de technique scénaristique.

C’est un peu avant, en février qu’à germé l’idée d’écrire une série en co-écriture. J’ai proposé le projet à un auteur avec qui j’avais accroché à l’Accroche scénaristes, justement. Et c’était repartie pour un projet long.

Le temps parlons-en. J’ai longtemps bataillé avec la croyance qu’un projet d’écriture devait forcément prendre énormément de temps. Avec une emphase négative sur la durée apposée. C’était encore lié à la peur de ne pas avoir d’argent pendant cette longue durée.

Petit à petit, j’ai changé ma vision des choses. Avec la conviction que je pourrai toujours subvenir à mes besoins d’une manière ou d’une autre est venue l’idée que le temps n’était pas un problème. Au contraire, c’est une chance.

Une chance d’avoir un cadre qui pousse à rester focus et à optimiser. Une chance de vivre + de choses pour pouvoir ensuite les raconter. Qu’est ce qu’un scénariste sans vécu ? Une chance de me créer un style de vie qui me correspond de + en +. L’impatience a reculé de quelques pas. À quoi servirait une vie où l’on a tout tout de suite ? Boring !

Le on et off (travail effectif / chômage partiel) de 2020 m’a permis d’être productive en terme d’écriture et d’épargner plus. Y avait-il autre chose à faire ?!

Je résume 2020 :

  • Reproduction des actions de bases de l’année d’avant, mais en mieux.
  • J’ai profité du mood ambiant pour adopter encore plus un style de vie minimaliste, donc moins de dépenses.

2021

Nous voilà en avril 2021 et le projet de série est arrivé à un bon degré de maturation : bible + script du pilote. Nous sommes prêts à prospecter. Et oh miracle !, je ne suis pas fauchée, j’ai un toit et de quoi manger, de l’argent de côté. J’ai même une vie plutôt cool selon mes termes.

Je suis au chômage depuis le 1 janvier 2021. Petit détour par la notion de « vivre du chômage ».

Pourquoi je n’ai pas honte d’avoir des revenus du chômage ?

  • D’abord parce que j’ai cotisé.
  • Parce que, comme tout le monde, je paye taxes et impôts.
  • Parce que le chômage a un sens économique et profite à tout le monde, il fait « tourner » l’économie (cf : livre « Tout sur l’économie »)
  • et évidemment parce que ce n’est pas mon but dans la vie, de vivre du chômage. D’ailleurs j’ai tout récemment eu l’opportunité de refaire des vidéos pour une clientes que j’apprécie, j’ai donc pris l’opportunité.

Et je continuerai à écrire, encore et toujours.

Bonus

J’ai été concrète et précise dans cet article sur les actions que j’ai mis en place pour gagner de l’argent. Je vais être encore plus concrète et parler chiffres et situation familiale. Mais il n’y a aucune généralités à en tirer. Quelque soit ta situation ou tes chiffres à toi, tu peux trouver des solutions pour te plonger dans ton projet artistique long, avec tes propres termes. Et c’est ça le jeu, trouver ton chemin à toi.

Voici en moyenne quels étaient mes revenus pendant ces trois ans :
2018, 1800€/mois
2019, 1065€/mois
2020, 1055€/mois
Je vis à Saint-Etienne et en « concubinage ». Il est pas chelou ce terme en vrai ?!

Comment je compte gagner de l’argent dans le futur ? Mon plan est simplement de prendre les opportunités financières qui se présentent à moi. Tant qu’elles sont pour moi fluides, alignées, simples.

C’est marrant cet impression de se mettre à poil lorsque l’on parle d’argent. ! 😉

With Love,
Oraline

Ps :Je suis sûre que tout ça t’évoques des réflexions intéressantes. Parlons-en en commentaires. Pour de vrai ! 😉

Pps : J’ai en tête la création d’un « Guide de sérénité financière pour la scénariste, la réalisatrice et l’autrice ». Si tu souhaites être béta-testeuse et participer à la création du projet envoie-moi un mail à : oralineagnes@gmail.com.

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