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Confiance en soi : la difficile quête de l’écrivain

Confiance en soi : la difficile quête de l’écrivain

Ses mots, « confiance en soi », sonnent parfois comme une impossible quête dans nos esprits d’écrivains chancelants. On écrit, on écrit, on se donne, et puis on doute. De tout. D’avoir quelque chose à dire, de notre sujet, de son intérêt pour les autres et puis de l’avoir bien exprimé, notre point de vue

Confiance & Amour

Et si l’on commençait par s’aimer pour ça ? Connais-tu cette chanson d’Anne Sylvestre reprise par Ben Mazué, intitulée « Les gens qui doutent » ? Il le proclame lui : « J’aime les gens qui doutent, les gens qui trop écoutent leur cœur se balancer » (…) Il les remercie « pour la tendresse, et tant pis pour vos fesses, qui ont fait ce qu’elles ont pu ». C’est ton humanité la plus profonde que je t’invite à aimer, à travers tes doutes.

Pose une main-là, sur ton cœur tout chaud. Ferme les yeux. Inspire. Expire. Just do it ! 🌿

Tu es de retour ? Et si on prenait le problème à l’envers ? Et si tu n’étais pas là pour juger ton art ? Oui, tu peux osciller entre cerveau droit et cerveau gauche, entre flow et édition, entre intuition et raison, mais choisis quand t’arrêter. Choisis que le seul jugement que tu peux porter sur ton art, c’est « je me sens bien avec ce que j’ai créé » et non pas, « c’est bon ou c’est mauvais ». Laisse donc cela à d’autres. D’ailleurs, demande des retours et va te reposer. Je le répète : tu n’es pas la meilleure juge de ton art.

Je fais un détour par l’évidence : le concept de pratique délibérée. Ces heures à faire ses gammes sur de menus détails de l’écriture de scénario. La confiance ne peut s’exempter de la pratique et de la connaissance de la théorie. La pratique seule ne suffit pas puisqu’elle risque de tourner en rond si on ne sait pas avec précision ce qui a besoin d’être amélioré et donc pratiqué, encore et encore.

L’écrivain & La vie

Enfin, dans tout ça, il y a la confiance dans « ce qui est à l’œuvre », la confiance en la vie, la confiance en plus grand que soi. Pour un écrivain, on peut appeler ça la confiance dans le processus. Pour moi, c’est bien là que nous pêchons le plus souvent. C’est bien là que nous avons du mal à être dans l’acceptation. Accepter que toutes les informations ne nous viennent pas d’un coup, qu’elles peuvent se faire attendre, et même désirées malgré notre bonne volonté. On aide oui, on pose notre mignon petit derrière sur la chaise, oui, mais on ne force pas le processus. Alors comme ça, nous n’aurions pas la totale maîtrise du processus ? Horreur et dépit ! Ce n’est pourtant pas ce que nous vend le monde d’aujourd’hui ! 

Et toi, qu’en penses-tu ? Je t’invite à y penser… As-tu confiance en ce qui est à l’œuvre ? Acceptes-tu le temps nécessaire à la création d’une œuvre sans pour autant abandonner ? Acceptes-tu d’agir uniquement sur ce dont tu as le contrôle ?

Dis-moi ce qui te viens en commentaires, je te lis avec plaisir.

Ps : Je te conseille la lecture du très bon bouquin du philosophe Charles Pépin intitulé « La Confiance en soi, une philosophie ». Il se lit avec facilité et délectation. 

@ Photo by Timothy Eberly on Unsplash 

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