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Pourquoi trouve t-on la jeunesse si belle ?

Pourquoi la vénère t-on alors que ça n’est qu’un moment dans nos vies ?

Cette question m’est venu d’une photo, sur mon frigo. Tu sais, de celles que l’on met pour se souvenir des moments heureux, des gens qu’on aime…

C’est une photo de mon Doudou, qui doit avoir été prise en 2008, lorsque que nous étions plus jeune donc.

Et sa beauté m’a frappé (oui je kiffe mon homme) et oui je le trouve encore beau mais là sur la photo, il était jeune… Grrr que c’est énervant cette pensée…

Mais pourquoi suis je moi aussi empreinte de cette vénération de la jeunesse… ? Pourtant, ce n’est ni ce que j’ai envie de croire, ni ce que je ressens, au fond.

Je suis amoureuse des évolutions, j’aime en être témoin. Chez moi, chez les autres. Ces évolutions demandent que les années passent.

De plus, je me sens plus moi aujourd’hui, à 33 ans, que je ne l’étais plus jeune.

Pourquoi vénère t-on la jeunesse ? Quelques éléments de réponse :

  • La jeunesse, c’est pour certains nostalgiques le souvenir d’un temps où il se sentaient pris en charge. Pas besoin de penser à l’argent, au repas du soir ou à bien d’autres choses. Une époque plus simple donc.
  • Il y a la pub et plus particulièrement les publicités à destination des femmes : les produits de beauté, les vêtements. On nous a longtemps bombardées de ces images d’adolescentes au corps juvéniles et auxquels on devait s’identifier. On sent un changement, lent, mais les années de matraquage sont passés par là.
  • Dans la même veine, il y a les séries qui ont longtemps exposés des corps jeunes pour nous faire vibrer, vite.
  • Et il y a la raison plus profonde. En vieillissant nos corps s’altèrent et cela peut faire peur. La calvitie, chez l’homme, la taille moins marquée chez la femme… Cette inéluctable destinée… Encore une fois, une des solutions ne serait-elle pas de l’accepter, cette mort ?

Petite scène que j’ai vécu il y a peu :

Je discutent avec deux amies. Elles me disent avec un visage triste : « Notre anniversaire… » J’enchaîne avec un enthousiasme de feu : « Alors moi cette année, y pas moyen, je le fête ! ». Je suis comme tout le monde un peu lassée de cette pandémie sans fin et je n’ai qu’une envie : vivre.

Elles répliques : « Non mais on va avoir 30 ans », l’air maussade. Whaaat ! C’est ça qui vous mine ? Mais pourquoi vénère t-on la jeunesse si tôt dans nos vies ?

Parce que franchement, oui on peut mourir demain mais potentiellement on a encore beaucoup, beaucoup mais alors beaucoup de temps. Et si on les passait à s’éclater ?

Ps : N’hésite pas à partager ta réflexion en commentaire. Je serai ravie de te lire ! 😘

  1. Salut Oraline,

    Merci pour cet article très interessant ! Pour continuer sur la fascination de la jeunesse : J’ai 41 ans et ai toujours aimé me voir avancer en âge, donc en expérience.
    Ma génétique a pour l’instant été assez sympa et pour le moral ça aide 🙂
    je me rends compte par contre depuis 2 ans, que pour la premiere fois de ma vie, j’éprouve parfois une nostalgie de mes 25-35 ans.
    En questionnant cette sensation, j’ai réalisé qu’il était hors de question de revenir à cet âge là, mais que j’aimerais avoir la vitalité liées à ces années, avec mon expérience d’aujourd’hui !
    Quand l’acceptation intellectuelle du cycle du vivant, s’expérimente physiquement …:-)

    1. Oraline says:

      Coucou Laure !

      Merci pour ton commentaire. Je reconnais que l’expérience est tellement précieuse, je la chérie.
      Penses-tu que ta nostalgie a été alimentée/accentuée par l’année que nous venons de passer ? Pour ma part, je me suis replongé dans des séries que je regardais adolescente, pour revivre cette simplicité du « temps d’avant ». Sans pour autant avoir envie d’y retourner, évidemment.
      Et une autre question à laquelle tu n’es pas obligée de répondre ! : en quoi as-tu le sentiment de n’avoir pas la même vitalité ?

      1. Pour répondre à ta dernière question, je te dirais « récupération » !:-)
        Je suis musicienne et travaille (hors covid) beaucoup en soirée. Je ne récupère plus comme il ya 10 ans. J’ai donc adapté ma maniere de travailler à mon metabolisme.

        Est ce que ma nostalgie a été « accentuée » par l’année que nous venons de passer ? Oui parce que cette année, j’ai eu le temps de voir les choses, de m’arrêter pour les regarder, au lieu de vivre à toute vitesse. Mais je ne l’appellerais pas « nostalgie ». Il s’agirait plutôt de poser un autre regard.

        Concernant les séries d’ado, ça n’a pas été mon cas. Je me suis par contre replongée dans les premiers bouquins de fantasy que j’ai lu adolescente 🙂 Et ça m’a fait un bien dingue de me rendre compte que l’ado vivait toujours en moi !!

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