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Un épisode de série sans conflit, c’est possible ?

Il y a peu, je suis tombé sur un épisode de série que je ne qualifierai pas de « sans conflit » mais avec très peu de conflit.

La série : « Love », une romance de Paul Rust, Lesley Arfin et Judd Apatow. 
Saison 2, épisode 5 (Netflix).

À ce moment là nos deux tourtereaux, Mickey et Gus, commencent à se connaitre et à entretenir une relation plutôt saine.

J’ai apprécié regarder cette épisode avec peu de conflit et je me suis donc demandé…  Pourquoi ça marche ? 

Ne dit-on pas qu’une histoire c’est du conflit ? Le conflit ici est ténu et souvent, ne se trouve même pas entre les deux amoureux.

Quelques éléments de réponses :

🦩 D’abord il faut savoir que l’épisode ne dure que 27 minutes. Je ne suis pas sûre qu’il soit possible d’écrire un épisode avec aussi peu de conflit sur 45 minutes sans perdre le spectateur.


🦩 Ensuite j’ai le sentiment qu’en tant que spectateur, on a besoin de connaitre et d’aimer suffisamment suivre les personnages avant que les scénaristes ne se permettent un tel épisode. Je pense que ça n’aurai pas fonctionner beaucoup plus tôt dans la saison 1.


🦩 Il y a une structure qui nous permet de les suivre dans leur déambulation : ils passent la journée ensemble, on les suit du réveil jusqu’au couché.


🦩 Au cours de l’épisode, Mickey et Gus apprennent à se connaitre avec tout un tas de questions qui sortent de l’ordinaire : Que ferais-tu si il y avait un tremblement de terre maintenant ? Quel est la pire chose que tu aies jamais faite ? Ces questions réveillent l’attention du spectateur.


🦩 Dans leurs discussions, ils jouent également : Petit, Gus a appris les noms de toutes les productions qui se trouvent derrière les grands films. Mickey improvise un quizz pour tester ses connaissances.


🦩 Lorsqu’ils vont au cinéma, il y a un mini conflit qui se résout très vite. Mickey croise son ex qui s’est mal comporté la dernière fois qu’ils se sont vus et elle est surprise de l’entendre s’en excuser.


🦩 L’ex n’est pas un problème, l’addition non plus et Gus a cette phrase : « C’est marrant quand tout se passe vraiment bien, ça me stresse, je me dis : « quand est-ce que le vent va tourner et que tout va tomber à l’eau ? ». En tant que spectateur, c’est exactement la question que l’on se pose. Et pourtant l’instant de répit que présente cet épisode surprend et est le bienvenu.

En tant que scénariste on peut avoir tendance à pousser le curseur du conflit très loin, de peur d’ennuyer le spectateur mais est-ce toujours utile ?

With Love, 

Oraline. 😘

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