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Un face à face avec la mort (ceci est une allégorie)

Voilà un post que j’ai eu peur d’écrire. C’est la première et la dernière fois que j’écris cette phrase ici. Non pas parce que je n’aurai plus peur ou que je n’en écrirai pas d’autre mais juste parce que je décide aujourd’hui d’être parfois vulnérable dans mes écrits. Point.

Je l’ai écrit vite. Le brouillon, j’entends bien ! Je ne ponds pas des articles et les publie dans la foulée. Je suis monteuse à la base moi Madame ! Enfin, surtout parce que ce serait illisible sinon, avouons-le.

Je l’ai écrit vite pour tromper mon censeur.

Je l’ai écrit en acceptant d’aller un tout petit peu plus profond, une couche en dessous. Là où je me juge beaucoup, là où je m’observe, avec dédain parfois, avec curiosité, toujours.

Alors je vais t’avouer un truc, je suis cette petite chose, optimiste à souhait… Tant, que c’en est énervant ! Je ne suis pas dénuée d’émotions, je les ressens. Je les laisse venir, me traverser, la plupart du temps. J’ai une certaine largesse pour les vivre.

J’ai compris il y a peu, que ce n’était que partiellement vrai.

J’imagine que ce positivisme parfois à l’extrême (bonjour déni !) me vient de ma mère qui ne s’affole de rien et nous gratifie si souvent de son rire éclatant.

J’imagine encore que cela me vient d’une enfance sans grands traumas… Spoiler alert, il parait qu’on a tous des traumas ! Quand ce n’est pas directement les nôtres, on trouve le moyen de s’approprier ceux des autres ! Nos ancêtres, nos soeurs etc…

Quelqu’en soit l’origine, c’est ainsi. Je suis plutôt ok avec pas mal d’émotions. Alors je n’hésite pas à me lancer dans des aventures, à tester des choses avec la croyance que je serai capable de vivre les émotions qui surgiront.

Et pourtant, il y a des émotions que je ne vais pas vivre, que je regarde de loin, que je juge négativement. Des émotions qui sont attachées à des sujets bien particuliers.

C’est seulement après un an de pandémie que je commence à identifier ce en quoi cette crise rabat les cartes pour moi. Pas en surface mais de façon profonde.

En 2020, j’ai eu deux crises de panique. Ces crises étaient liées purement et simplement à l’idée de ma propre mort.

À 33 ans, c’est comme si j’avais pris conscience qu’un jour j’allais mourir, que ce n’était pas une option ! Après avoir perdu des grand-parents, comme tout le monde, après avoir côtoyé le cancer d’un proche, comme tout le monde, après avoir connu des personnes qui se sont suicidé…. après tout ça, c’est comme si je découvrais l’existence de ma mort prochaine. What ! Affrontons, affrontons. Mais comment fait-on pour accepter ça ? Et puis d’abord, est-ce possible de l’accepter ?

Je sens donc le besoin de me lancer dans un chemin d’acceptation de ma condition d’humaine (au revoir le sentiment de toute puissance !). La mort existe, pourquoi le nier ?

Dans cette exploration comme toujours je vais lire, beaucoup, et écouter ce que des sages (ou pas!) ont à me dire sur le sujet.

Évidemment je reviendrais ici parler de ce que j’ai appris. Un jour prochain…

L’acceptation me semble être le passage obligé pour s’ancrer encore plus dans la vie et la rendre meilleure pour soi et pour d’autres.

Photo by Christopher Campbell on Unsplash

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